jeudi, septembre 21, 2017

Amis, sur mon chemin

rafales fraîches
froid dans l'ombre sous bleu dur
caresses chaudes
avancer entre frissons
et pauses délicieuses
puisque suis de nouveau en fonds (enfin un tout petit peu moins que l'espérais... ai eu une mini catastrophe qui va demander un mini financement) j'étais partie avec une pas si petite liste de livres... en commençant, parce que trop tard pour la «Mémoire du monde» et puis grâce à ma carte un peu moins cher, par la Fnac... en ai trouvé un peu moins d'un quart des livres de ma liste, petite moisson (dont je me demande où diable vais bien pouvoir la ranger) – la suite pour mes libraires ou des commandes internet ces jours-ci - petite moisson (contente de voir que Thomas Vinau est maintenant dans leurs rayons, et même en évidence) et deux petits chandails du rayon enfants de Monoprix (12 ans) afin de commencer équipement agréable et non intimidant pour les jours tranquilles de l'hivern et puis le Canard bien entendu et Bakounine pour rogner un peu mon inculture.
 

mercredi, septembre 20, 2017

Ciel brassé et fin de la visite

matin, de petites rafales dans un air légèrement adouci brassaient les entassements gris et de grands trous de lumière innocente
l'après-midi, restée dans l'antre, reins cassés après la récolte des petites plumes et duvets de pigeons et leurs innombrables crottes (les sèches) en les maudissant ces sacrés f....
et puis en allant presque aussi vite que le faisais par moment dimanche, reprendre les quelques photos rescapées du premier étage de Calvet
dans la grande galerie, au centre une installation provisoire de Sébastien Grau (belles formes sur des socles percés de petits trous vers lesquelles se pencher, mains sur le bas du dos rouspéteur à partir d'un certain âge pour voir si les cils ne battaient pas ou les petites taches ne venaient pas se promener de petites images en rapport plus ou moins évident avec le titre «les amants de Calvet», titre illustré par un groupe d'acteurs qui lisaient des lettres d'artistes amoureux) ai un peu aiguisé mon oeil, un peu écouté, étais pas au niveau ou dans l'ambiance, suis passée pour être plus seule...
comme j'ai snobé, y reviendrai peut-être un jour d'ennui, les grandes machines qui faisaient face aux fenêtres sur la cour

simplement arrêtée une minute, on ne saura jamais pourquoi, par quelques coups de pinceaux dans un coin
ai davantage regardé les toiles de taille moyenne accrochées, du côté galerie, aux panneaux qui s'égrenant devant les parties pleines de la façade sur cour, créaient un couloir virtuel, dans lequel, au verso desdits panneaux étaient exposés, parfois regroupés par thèmes
et j'en ai gardé, outre le Mazzepa et les loups d'Horace Vernet et la nature morte au chapeau de Manet, cette étude de tête pour un tableau intitulé «les dernières victimes de la terreur» (une commande du Musée de l'histoire de France à Versailles) de Charles-Louis Muller (Paris, 1815 – 1892)
un portrait de Louis-Léopold Robert (s'ennuyait comme graveur, sauvé par mécène https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_L%C3%A9opold_Robert)
parmi un groupe de petites toiles orientalistes la plus facile à capter, sage fantaisie cairote de Félix-Clément (né à Donzère – ou Bernin ? - en 1826 et mort à Alger en 1888)
une belle étude de Chassériau (ai un faible pour lui) pour la tête du Saint Jean de la cruxifiction
et un Corot sans grand intérêt (dommage)
En franchissant la porte qui, avant les Vernet, mène aux salles sur rue, d'abord deux ou trois salles pour le dix-neuvième siècle provençal avec – en ai loupé deux qui m'avaient arrêtée mais refusaient que leur image soient capturés, en ai regardé trop rapidement d'autres, alors c'est un peu le hasard... 
qui pose ici «la confession d'un brigand en Italie» d'Auguste de Forbin qui m'avait fait l'effet d'un diamant noir, qui me déçoit donc un chouya... le noir verni est désespérément cruel pour les photos - la rue de l'église à Villeneuve les Avignon par Gérard Clément-Brun (avignonnais, élève de Grivolas et Bourguereau) et «avant la messe» de Victor Leydet https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Leydet_(peintre)
et puis, en avançant rapidement après m'être arrêtée à nouveau devant les toiles moyennes de Joseph Vernet, les toiles de son fils, son portrait...
un portrait par Adélaïde Labille-Guiard, rivale en son temps de Vigée-Lebrun
une salle vouée aux Parrocel... mais n'ai pas noté, yeux en plaisir sur les chairs dorées, les prénoms des peintres et, à part le premier pour lequel est noté «attribué à Etienne Parrocel» je ne sais qui, de Joseph, Etienne, Charles, Pierre ou un autre https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Parrocel a pu être l'auteur des chairs dorées ou du saint bonhomme.
Je sais seulement que le Nicolas de Largillière est le portrait de Pierre Parrocel.
Leur font suite deux jeunes femmes lumineuses de Jean Raoux (Montpellier 1677 – Paris 1754), ce portrait d'un peintre, campé à grands coups de pinceau de Joseph Siffrein-Duplessis (Carpentras 1725 – Versailles 1802), d'autres... comme une grande femme élégante qui m'a opposé sa réserve gracieusement hautaine. 

mardi, septembre 19, 2017

Tournoyer au rez-de-chaussée

à Calvet encore
Dans le hall qui suit la billetterie, seul des salons du rez-de-chaussée qui a gardé la voûte plate voulue par Jean-Baptiste Franque filer, à côté du vestiaire, vers la petite porte à droite, quelques pas dans un couloir et les salles sans fenêtres, aménagées en 2007 je crois, pour regrouper «les peintres du Nord»
des oeuvres que j'aime plus ou moins, souvent plus, et un tout petit picorage guié par l'envie, la lumière, et reste du tri supprimant les plus mauvaises photos (par exemple il n'est resté aucun paysage et il y a pourtant plusieurs oeuvres attachantes de petits maîtres hollandais)
comme cette adoration des mages anonyme... la résurrection de Johann Koerbecke de Munster (un des huit panneaux de la passion, partie du retable de l'abbaye de Marienfield, à côté de Munster – 1457)
ce portrait (autrefois attribué à tort à Holbein le jeune) d'homme à la rousse barbe (pas arrivée à fixer l'homme à la pipe de Cornelis Dusart et son regard scrutateur, mais scrutateur de ce qui est à ses et nos pieds)
le calvaire de Jan van Noordt, et en contrepoint la dégoulinade de la descente de croix de Paulus Lesire pour mon sourire devant le profil, corps et visage, de l'important paysage enturbanné
parmi les natures mortes, un beau bouquet s'étant refusé, ce tout petit tableau réunissant plantes et insectes (une habitude chez lui) de Charles-William de Hamilton qui malgré ce nom est né à Bruxelles en 1668 et mort à Augsbourg en 1754
et, pour les quitter, cette femme (ne sais ce qu'elle représente) de Gérard de Lairesse
les ai quitté vivement puisque j'étais venue pour Joseph Vernet pour déboucher au bas de l'escalier...
En redescendant ledit escalier, en fin de visite, saluer en passant la danseuse d'Ousmane Sow, et prendre à côté la porte menant à la série de salons de l'aile sur jardin (sous la galerie)
une salle avec ce calvaire de l'atelier de Champaigne,
le Christ et la femme adultère de Pietro Della Vecchia pour le visage du dénonciateur
et le bel Ecce Homo de Luis Morales à côté de vitrines avec de beaux petits bronzes et des majoliques
avant les salles égyptiennes parcourues à grands pas parce que les ai vues dernièrement,
pour le plaisir de la dernière qui a gardé son décor bleu et blanc.
Au dos de ces salons ouverts sur le jardin, dans les salles donnant sur le petit bout de terrain enclos avant la rue Basile (le portail que je longe souvent est nettement plus élégant de ce côté)
les peintres d'Avignon avec surtout Simon de Chalons, une piéta, la Sainte Parenté son tableau phare et celui que j'aime le moins – ai la flemme de consulter le petit schéma identifiant les membres de ladite famille – et la vierge avec l'enfant Jésus et Jean-Baptiste
et plusieurs beaux tableaux de Nicolas Mignard (bon il est né à Troyes et mort à Paris mais comme il a longtemps vécu et peint à Avignon nous le revendiquons).
Et puis j'ai renoncé aux petites salles de préhistoire et aux peintres du 20ème siècle et suis sortie, prenant dans les yeux un éclairage digne d'une tempête de Joseph Vernet (mais pas de tempête... et même quelques trous bleus)