dimanche, juin 25, 2017

retraitoun (en brigetounien)

de poids insidieux en fatigue coléreuse,
de résignations trop aisées en désirs refoulés dès leur aube,
de sottise caressée en enthousiasmes mort-nés,
de paresseuses révoltes consensuelles en sagesse indifférente,
de peurs sans raison en défis idiots,
Brigetoun deviendrait baleine hargneuse,
fait petite retraite en son antre et son être
avec entrainements dans la chaleur de la ville

pour une durée indécise.

samedi, juin 24, 2017

Dans la ville, une petite vieille qui ne veut pas l'être

Petit matin qui n'avait de frais que l'idée de l'ardeur à venir
un peu avant dix heures grand émoi des martinets en ruées nombreuses, anarchiques mais capables de déjouer mon appareil
C'était, matin, Brigetoun en marche presque guillerette (sauf révolte dans la clim de Monoprix qui s'est traduite, pour repousser l'angoisse, par un achat inconsidéré mais non catastrophique)..
l'amusement compréhensif devant les groupes plus ou moins denses dans chaque tache d'ombre,
et l'élégance d'un bricolage appelant la fraîcheur.
Espoir, peut-être fou, qu'après cet assaut le mois de juillet se contentera de 33 ou 34° et de nuits tièdes, ne me rendra pas impossible et inconsidéré le trottinement dans la foule, les attentes longues où l'ennui réveille les douleurs ou paniques, et les rebellions devant les changements brusques de température... ai eu désir plus grand que mes forces... on verra bien. (ne pas oublier que j'ai de la chance de pouvoir avoir ces petits problèmes)


Mais pardon, un peu trop chaud, même dans la fraîcheur relative de l'antre, pour les stations prolongées devant l'ordinateur.

vendredi, juin 23, 2017

jour blanc

ciel sous couverte, chaleur sous blanc, et peu d'envies
s'occuper de carcasse, un peu davantage, point tant
repasser à la tiède un souffle blanc pour la nuit, et quelques étoffes de plus de consistance
avancer dans lecture avec attention de la dernière édition du rapport sur les inégalités en France http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=2291&id_rubrique=173
terminer Peur & Formes d'une guerre de François Bon https://www.amazon.fr/Peur-suivi-Formes-dune-guerre/dp/1534940049 en choisir un passage, sans oser tenter lecture à haute voix d'un fragment de l'un de ces textes conçus par lui pour être lus par lui, avec au surcroit de merveilleux musiciens (et parce que j'ai le disque de l'enregistrement de Peur et le souvenir de bribes des Formes comme https://www.amazon.fr/Peur-suivi-Formes-dune-guerre/dp/1534940049 alors recopier ces quelques lignes pour http://brigetoun.wordpress.com
et puis, essayer de bricoler une vidéo avec les bidules photographiés et mal enregistrés mercredi dans les rues d'Avignon

jeudi, juin 22, 2017

21 juin

Sortir le matin
dans l'air encore tiède
chercher le Canard
en retard d'une nouvelle, le pauvre... par contre commencer à rencontrer des affiches en avance
et puis tranquillou tenter de rester dans cour au mieux de son ensoleillement, y cuire comme en four et abandonner, retour derrière volets bleus
jusqu'à partir, encore sans gouvernement, on s'en fiche tu sais comme dirait l'ami de Belleville, vers dix sept heures quinze,dans les rues entre musiques en place, en préparation, il était trop tôt, en boite, en amateur... 
ai collectionné les portes closes, les positions debout à côté de tables de buveurs, des plaisirs furtifs,
des gosses dansant devant un orchestre, pas si mauvais,
la fin d'un concert choral,
un accordéoniste qui ne jouait que le temps de recevoir une pièce,
des kilomètres à pieds et quelques échanges plaisants
et puis un très très beau concert de l'orchestre de chambre d'Avignon avec une chanteuse pour la première partie (cantates Bach) et un choeur pour la seconde partie qui comprenait trois beaux morceaux contemporains dont un superbe Stabat Mater, pièces que je ne connaissais pas et dont j'ai été incapable de découvrir quels en étaient les auteurs...
Il était un peu plus de vingt et une heure en sortant... pas vraiment envie de retourner aux Corps Saints et place des Carmes comme l'avais prévu
Ai pris le passage de l'Oratoire parce qu'il y avait un concert de musique djeune aux allées de l'Oulle (enfin je crois), me suis arrêtée pour discuter (agréable, presque philosophique avec légèreté) avec un gars en piteux état après avoir vidé dans sa main en demandant excuse pour le peu que c'était, le reste de mon porte-monnaie, ce qui m'a valu des remarques odieuses de deux couples de gamins avignonnais, bien dans la ligne vauclusienne... alors j'ai franchi les remparts, vu le soleil se coucher, entendu bouboum et comme n'avais vraiment pas envie d'aimer même musique que ces … suis rentrée.

Sur la place cette année nous sommes enfin débarrassés de Radio Nostalgie, il y a un peu de disco agréable et discret, je bouge plus (jambes qui rouspètent) quelques photos, on verra demain si peux exploiter le reste et sur arte plus sept un petit film sur Oum Kalthoum... (fière de moi ou presque)

mercredi, juin 21, 2017

dans nos rues

penser que ce n'est
qu'ailleurs, la canicule...
honte de ces peurs...
sourire de la pâleur
des rapaces réveillés
dans l'air de l'été
la beauté se fait lasse..
vie désagrégée


mardi, juin 20, 2017

à l'économie

les rues s'éveillaient
avant la grande chaleur -
le poids de huit draps -
ai rencontré un ami
croisé troupeaux touristes
en marchant dans la rue, confiante en la prudence bienveillante des autos, et puis ai vécu au minimum parce que tel était mon plaisir.

Pitié et pensées pour les morts de la moderne tour de Londres, pour les victimes mortes ou terrorisées du Portugal, pour les attentats de Londres à nouveau, de Bamako, de partout, passés et à venir, pour les errants de Calais et d'ailleurs (et pour les battus, ou du moins certains, de nos mirifiques législatives) 

lundi, juin 19, 2017

geste gratuit

Les rues défaillaient de solitude et de chaleur, quand, un peu avant dix sept heures, m'en suis allée à la mairie déposer une enveloppe vide dans l'urne...