dimanche, août 26, 2012

Réserve


C'était un jour de grande chaleur
C'était la ville engourdie, les mouvements économes et alanguis
C'était la petite maison ocre, d'extrême étroitesse, coincée, en retrait, entre longues façades, qui se faisait muette, cloîtrée, recueillie sur elle-même et le trésor rêvé d'une cour bien enclose
C'était penser fraîcheur préservée entre les murs
C'était rien, un jour qui passait en silence 

8 commentaires:

arlettart a dit…

C'était bien!
après cette escapade

jeandler a dit…

"... un jour qui passait en silence "
et oserons-nous troubler cette absence de bruit ? Fermer les yeux et se couler dans ce filet d'air frais, sans bruit, pas même un clapotement, le monde devenu comme sourd.

JEA a dit…

un jour de silence qui épargnait les agneaux...

Françoise Dumon a dit…

Il est ainsi des retraites à l'intérieur de soi, proches et accessibles.

brigitte celerier a dit…

a été très très respecté le silence - divisés par dix les passages - je suis out

Gérard Méry a dit…

Un silence assourdissant

Pierre R. Chantelois a dit…

Une absence. L'absence est insupportable. Il faut combler cette absence. Et l'absence, involontaire ou non, impose le silence. Et une trop grande présence impose une insuportable perturbation.

Julien Boutonnier a dit…

C'était une écriture qui filtrait dans les interstices du jour
c'était un petit texte qui ruisselait dans ma nuit
c'était un don recelant ce rien si précieux, si menu
c'était un beau message arc-bouté sur l'imminence logée au coeur du silence (pour celui qui sait écouter avec la peau)

Merci

Je vous lis régulièrement: j'aime.

Julien Boutonnier