commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, avril 20, 2016

Effet du ciel bleu, nuageux, bleu, et du vent ?.. ce serait

Effet... ou non, rendormissement profond, pendant deux heures ce matin
et réveil fébrile, comme en tombant dans le monde
mais petite fièvre persistante... et calme d'autant plus décidé qu'un bonhomme devait, entre huit heures (me suis réveillée juste un peu après, d'où une galopade ponctuée du jurons qui ne m'a pas franchement retapée) et midi, venir m'installer le superbe compteur intelligent auquel sommes voués désormais – dans l'entrée de l'immeuble mais ma présence était requise (totalement inutile la présence, à part trois sourires et deux formules de politesse)...
L'est arrivé au moment où j'allais allumer mes plaques électriques... a fait vite
était charmant (il n'est pour rien dans la décision de l'installation de ce truc) et sa visite était bénéfique, puisqu'en descendant ai trouvé dans le courrier l'imprimé de déclaration de revenu – en bonne citoyenne je n'ai rien contre, mais n'était pas pressée – et surtout une enveloppe à jolis timbres contenant – plaisir du jour – le jeu de cartes Kafka éditées par Laurent Margantin http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3373

Je veux écrire avec un tremblement continuel sur le front (5 novembre 1911)
passé le jour, tout doux, tout doux, entre l'effroi de la dernière partie des Montagnes de la folie de Lovecraft traduit par François Bon (Points) et des vidéos de Frank Lepage et consorts... et nourri un peu Paumée avec un ancien ce serait publié par les Cosaques des Frontières https://lescosaquesdesfrontieres.com
Ce serait – 53 – une ouverture
Ce serait dans la rue envahie de lumière, sur l'ombre qui joue avec les murs, l'incision de pierres blanches, ou de dunes géométrisées, qui soutiennent le gris humide de la plage immense, une flèche d'eau d'un sombre bleu glauque frisé de petites lignes d'écume et l'envol infini d'un ciel très doux où vont des nuages blanc sale.
Ce serait, sur une terrasse obscure, liaison entre la rue et cet ailleurs où circulent calmement, dans le vague d'une vacance, de minuscules silhouettes imprécises, de grands enfants potelés et deux petites nageuses, ou plutôt deux femmes assises dans le confort de leurs formes, le plaisir de leur bavardage et de très sages tenues de plage.. et ce serait, dans le ciel, ou à côté, une pépé de feu toute de traits et d'esprit.
Ce seraient les plantes de pied qui sentiraient le passage de la douceur tiède du sable qui s'effondre un peu sous les pas au claquement, la fermeté froide, la résistance, le rebond, allégeant la marche.
Ce serait cette satanée eau qui s'en est allée si loin, et le souvenir de la mer clapotant immuablement, ou presque, sur quelques galets, là bas, avant, dans le sud.
Ce serait ce qu'on ne voit pas sur l'image, il faudrait sans doute traverser la rue et ses galets, il faudrait que cela soit visible, même de près, mais ce n'est peut-être pas là, le peintre l'a peut-être effacé de sa vision, alors qu'il a repris les bords déliquescents en gris des nuages, ce serait le beige sombre, le brun clair, du sable humide légèrement lumineux et de plus en plus foncé, brillant comme un amas de paillettes sombres, en s'approchant de la première langue de l'eau.
Ce serait l'enfance ou l'adolescence jubilant, le monde offert, la liberté, la joie de l'air avec lequel faire la course, le souffle de la mer comme un profond chant en sourdine et le grelot des petits rires qui s'envolent.
Ce seraient la jeunesse, les peines, les joies secrètes, les années qui passent, en marches méditatives, un refuge secret perdu dans ce grand spectacle.
Ce serait l'amour de la mer qui dort, juste sous la conscience, en chacun.

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Kafka sait abattre ses cartes...

Brigetoun a dit…

élégamment

arlette a dit…

"Tomber dans le monde" jolie formule ..pour s'en échapper
nul ne peut changer son être profond , lui faire confiance
désolée tout ça pour une mésaventure perso douloureuse( morale) que tes mots ravivent en concordance

Brigetoun a dit…

souhaits de petit pas de rétablissement

Claudine a dit…

"l'amour de la mer qui dort, juste sous la conscience, en chacun"
Comme cela est beau et vrai

jeandler a dit…

Les surprises du courrier, pour le meilleur comme pour le moins bon. Comme au poker.

anna a dit…

l'amour de la mer qui dort en chacun..*** oui

Gérard a dit…

La météo influe à ces points