mercredi, décembre 06, 2017

Avignon se prépare aux fêtes et je découvre l'opéra provisoire

Marché aux sapins
le nord est sur ma place
venu pour un temps
en place des oliviers
de Palestine et d'ici
mais restent les platanes pour les toiser...
et Brigetoun, en début de nuit, a engueulé carcasse qui s'était montrée capricieuse dans les rues le matin, a enfilé robe de velours, veste bijou, bottes fines, gros manteau et bonnet et s'en est allée frissonner un peu en attendant, entre rempart et Rhône, 
la navette qui l'a conduite, faisant le tour des remparts sans les mettre à mal, vers l'opéra-pour-deux-ans dit Confluence dressé près de la gare TGV
pour entendre Orphée (révision par Berlioz, en 1859, de l'Orphée et Eurydice de Gluck, en fusionnant les deux versions, la viennoise de 1762 et la parisienne de 1774, en supprimant ce qui lui semble suranné et en en tirant 4 actes)
une photo trouvée sur le compte Facebook de l'opéra
De multiples variations de jeux de transparences et l’expression des dualités mettront en lumière des personnages au-delà des apparences pour finalement interroger l’être humain dans sa vulnérabilité face à l’inéluctable (Fanny Gloria qui a assuré la mise en scène de ce spectacle)
une vidéo des répétitions

un échafaudage à gauche pour y jucher, quand n'agissait pas, l'amour et occuper un peu le corps de ballet, des glaces pour donner l'impression des ombres errantes...
beaucoup de baux choeurs, un Orphée (Julie Robard-Gendre) à la voix charnue et puissante – un peu trop peut-être dans «j'ai perdu mon Eurydice» - une bonne Eurydice (Olivia Doray) à la jolie silhouette – de ma place vers le fond, même si la vue était très dégagée, je ne saurais en dire plus – un Amour (Dima Bawad) affublée d'une nuisette rose assez peu charmante mais dotée d'une jolie voix
et beaucoup de musique de ballet (qui sonnaient très Berlioz) pour satisfaire en 1859 les amateurs de danseuses mais dont Eric Belaud ne savait parfois très bien que faire... à part des déplacements à la jolie géométrie.
Applaudissements.... ai oublié mon bonnet, nous avons attendu que tous les sans-autos nous regagnent
et retour, Brigetoun étant déposée en premier (petite nostalgie tout de même du temps où je n'avais que dix minutes de trajet à pied pour me trouver devant la porte de l'opéra).

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Belles photos nocturnes et l'opéra synonyme (à un tréma près) de joie : que demander d'autre (un nouveau bonnet ?)...

brigitte celerier a dit…

un nouveau bonnet mais va falloir cherche parce que celui-ci (très vieux de toutes façons) était gentil pour le visage de petite vieille, pas trop collant et sans pompon...

Arlette A a dit…

Et s'habituer à ce nouveau trajet

brigitte celerier a dit…

n'ai pris que quelques places cet hiver pour les spectacles là ou à Vedène et dans le Gard… privilégié les petites formes dans les églises avignonnaises
bien trop paresseuse et frileuse pour ces trajets (même si salle elle est surchauffée)

jeandler a dit…

Quand les nuisettes parlent.

brigitte celerier a dit…

chantent surtout et mènent le jeu

Anonyme a dit…

I just wanna input that you have a good site and I enjoy
the design as well as artcles in it.